Je le cueillerai désinvolte et humerai sa flagrance volatile
Muguet saisonnier, vagabond des heures figées
Dépôt printanier d’une gerbe sermonnée de blanc
Couleur d’une instance de songe évaporé

Je le déposerais dans un vase cristallisé d’oubli
Muguet, vacance d’un amour d’antan
Fragile verset d’un hommage suranné
Parure des cœurs aux blessures fugaces

Ce mois de mai débonnaire me délégua sa fleur
Dans un papier de soie dentelle on me fit la cour
Sortilège !mon âme se fit ténor partition endémique
Troublée je le humai et ma pensée s’évada sensuelle

Muguet !sauras-tu l’an qui vient incliner ta gerbe
Te souvenir de moi et me conter ce mois de mai
Édulcoré, fragile, j’attendrai dans un recoin d’espoir
Cette Fleur dont la tige peint des ivresses

auteur: Raymonde Verney
Publié le 1/5/2007 21:37:15


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