Au moment de jeter dans le flot noir des villes Ces choses de mon cœur, gracieuses ou viles, Que boira le gouffre sans fond, Ce gouffre aux mille voix où s’en vont toutes choses, Et qui ...
Blow, blow, winter’s wind. SHAKESPEARE. Vente, gelle, gresle, j’ay mon pain cuict. VILLON. Around in sympathetic mirth, Its tricks the kitten tries ; The cricket chirrups in the hearth, The ...
A André Derain. Longtemps au pied du perron de La maison où entra la dame Que j'avais suivie pendant deux Bonne heures à Amsterdam Mes doigts jetèrent des baisers Mais le canal était désert Le ...
C'était l'heure chantante où, plus doux que l'aurore, Le jour en expirant semble sourire encore, Et laisse le zéphyr dormant sous les rameaux En descendre avec l'ombre et flotter sur les eaux; La ...
Le Salaze a vu les orages, Cent fois, d’un vol impétueux, S’abattre du sein des nuages Sur son sommet majestueux. Que lui fait leur rage inutile ! Le piton géant de notre île Bravait de sa crête ...
Deux estions et n’avions qu’ung cœur. Le Lay de maistre Ytier Marchant. Hélas ! Il n’estoit pas saison Si tôt de son département. La Complainte de Valentin Granson. D’elle que reste-t-il ...
Est via sublimis cœlo manifesta sereno, Lactea nomen habet, candore notabilis ipso. Hac iter est superis ad magni tecta tonantis, Regalemque domum. Ovide, Métamorphoses, livre I. À Victor Perrot ...
Dans le brouillard s'en vont un paysan cagneux Et son bœuf lentement dans le brouillard d'automne Qui cache les hameaux pauvres et vergogneux Et s'en allant là-bas le paysan chantonne Une chanson ...
Il m'en souvient, c'était aux plages Où m'attire un ciel du Midi, Ciel sans souillure et sans orages, Où j'aspirais sous les feuillages Les parfums d'un air attiédi. Une mer qu'aucun bord ...
Regarder les ondes de l’air . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Puis, admirant sur les sillons Les ailes des gais papillons De mille coulours parsemées, Les croire des fleurs animées. ...
Quand le paysan sème, et qu’il creuse la terre, Il ne voit que son grain, ses bœufs et son sillon. ― La nature en silence accomplit le mystère, ― Couché sur sa charrue, il attend sa moisson. ...
Océan, Océan, sur la haute falaise, Pourquoi viens-tu rouler et battre sourdement ? De tes flots soulevés que la clameur s’apaise ! N’assombris plus les airs d’un lourd gémissement. Pour endormir ...
Membre de la Résistance de la seconde guerre mondiale ( à partir de 1941), il publia clandestinement de nombreux poèmes dans lesquels l'amour de la patrie est lié étroitement à la femme "aimé". ...
C’est un palais du dieu, tout rempli de sa gloire. Cariatides sœurs, des figures d’ivoire Portent le monument qui monte à l’éther bleu, Fier comme le témoin d’une immortelle histoire. Quoique ...
Déjà le vent, tant la saison est brève, Sème la feuille autour de la forêt ; Et des sentiers encor verts, où je rêve, Sous le bois mort le gazon disparaît. Arbres chéris ! plus U’ombre sous vos ...
La tzigane savait d'avance Nos deux vies barrées par les nuits Nous lui dîmes adieu et puis De ce puits sortit l'Espérance L'amour lourd comme un ours privé Dansa debout quand nous voulûmes Et ...
• Livre VI • Fable X Rien ne sert de courir ; il faut partir à point. Le Lièvre et la Tortue en sont un témoignage. Gageons, dit celle-ci, que vous n’atteindrez point Sitôt que moi ce but. — ...
Céleste fille du poète, La vie est un hymne à deux voix. Son front sur le tien se reflète, Sa lyre chante sous tes doigts. Sur tes yeux quand sa bouche pose Le baiser calme et sans frisson, Sur ...
L’eau calme qui s’endort, déborde et se repose Au bassin de porphyre et dans la vasque en pleurs En son trouble sommeil et ses glauques pâleurs Reflète le cyprès et reflète la rose. Le Dieu à la ...
La rica autouna s’es passada L’hiver suz un cari tourat S’en ven la capa ementoulada D’un veû neblouz enjalibrat. Son autounous. J’entends siffler la bise aux branchages rouillés Des saules qui ...
Fatigué, brisé, vaincu par l'ennui, Marchait le voyageur dans la plaine altérée, Et du sable brûlant la poussière dorée Voltigeait devant lui. Devant la pauvre hôtellerie, ...
Les filles de la terre ont dit aux fils des hommes : « Tout se fane et s’éteint sur la rive où nous sommes. Une heure vient, plus sombre, où dans l’urne des fleurs Le ciel ne verse plus sa ...
L’île basse, parmi les eaux, isole en elle, Sous les pleurs du vieux saule et le frisson du tremble, Le pavillon carré dont la tristesse semble Enclore en son secret un silence fidèle. Par les ...
L’automne est doux ; adieu, libraires ! L’oiseau chante dans le sillon. Monselet dit à ses confrères : « Êtes-vous or pur ou billon ? » L’oiseau chante dans le sillon, Le ciel dans les vapeurs ...
• Livre VI • Fable IX Dans le cristal d’une fontaine Un Cerf se mirant autrefois Louait la beauté de son bois, Et ne pouvait qu’avecque peine Souffrir ses jambes de fuseaux, Dont il voyait ...
Les sapins en bonnets pointus De longues robes revêtus Comme des astrologues Saluent leurs frères abattus Les bateaux qui sur le Rhin voguent Dans les sept arts endoctrinés Par les vieux sapins ...
III. AUTOMNE ADAH C’en est fait des beaux jours ! le soleil incertain S’est levé dans la brume. De nos baisers d’hier, pleurant jusqu’au matin, Je garde une amertume. Nous marchions, au retour, ...
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le ...
Jusqu'à présent, lecteur, suivant l'antique usage, Je te disais bonjour à la première page. Mon livre, cette fois, se ferme moins gaiement ; En vérité, ce siècle est un mauvais moment. Tout s'en ...
Glasglatcha : son de la pluie dans la pluie ; en anglais, spalsh. Dictionnaire arabe. Ce nuage est bien noir : — sur le ciel il se roule, Comme sur les galets de la côte une houle. L’ouragan ...
Le noir lierre aux douces roses enlacé Décore le portique et son treillage vert, Et l’on voit s’entr’ouvrir le pétale de chair Près du feuillage en cœur qui vers lui s’est glissé ; Une amoureuse ...
Une eau vive étincelle en la forêt muette, Dérobée aux ardeurs du jour ; Et le roseau s’y ploie, et fleurissent autour L’hyacinthe et la violette. Ni les chèvres paissant les ...
Plus même un cygne errant aux herbes qu’il remue Dans l’eau silencieuse et déserte aujourd’hui, De l’ombre de son aile en marquant l’heure aiguë Ne trouble les bassins où rôde son ennui. La ...
Roi des Crétins, qu’avec terreur on nomme, Grand Coquardeau, non, tu ne mourras pas. Lépidoptère en habit de Prudhomme, Ta majesté t’affranchit du trépas, Car tu naquis aux premiers jours du ...
À mon ami Amédée Hennequin. Non, le fatal ennui qui nous pousse au blasphème Ne sera pas vainqueur ! Pour échapper au monde et pour me fuir moi-même, J’ai des ailes au cœur. Je conserve ...
L'astre de la nuit s'avance Dans l'azur pâle des cieux, Voici l'instant du silence Dans les bois mystérieux. La brise du soir effeuille La fleur éclose au matin, A mes pieds glisse la feuille ...
• Livre V • Fable II Le Pot de fer proposa Au Pot de terre un voyage. Celui-ci s’en excusa, Disant qu’il ferait que sage De garder le coin du feu : Car il lui fallait si peu, Si peu, que la ...
A Toussaint-Luca. Les enfants des morts vont jouer Dans le cimetière Martin Gertrude Hans et Henri Nul coq n'a chanté aujourd'hui Kikiriki Les vieilles femmes Tout en pleurant cheminent Et les ...
Juste ces quelques mots, Pour vous annoncer, Mon futur projet, Un rêve qui se partage... Un futur recueil, qui se prépare. Sur mon Coeur Le flot des années; Sur des feuilles Parfois, froissées... ...
Rondeau Fut-il jamais douceur de coeur pareille À voir Manon dans mes bras sommeiller ? Son front coquet parfume l'oreiller ; Dans son beau sein j'entends son coeur qui veille. Un songe passe, et ...
Vos Pensées