Promotion pour la page ".... ♫ ♪ Farandole des Grands Poètes ♪♫ ..." : Guillaume APOLLINAIRE >> Louis ARAGON Lire la page ".... ♫ ♪ Farandole des Grands Poètes ♪♫ ...".
Les roses de l'ennui Ont fané mon cœur Cherchant dans la vie À tout prix le bonheur Simplement un ami Peut être, Une âme sœur Car le temps s'enfuit Et vient faner mes heurs Je cherche l'envie ...
Clydie, au crépuscule assise dans les fleurs, Regarde, à l’orient, de ses beaux yeux rêveurs Les constellations, claires géométries, Au velours bleu du soir fixer leurs pierreries. Mélanthe les ...
La maison du matin rit au bord de la mer, La maison blanche, au toit de tuiles rose clair. Derrière un pâle écran de frêle mousseline, Le soleil nuit, voilé comme une perle fine ; Et du haut des ...
Pour apaiser l’enfant qui, ce soir, n’est pas sage, Églé, cédant enfin, dégrafe son corsage, D’où sort, globe de neige, un sein gonflé de lait. L’enfant, calmé soudain, a vu ce qu’il voulait, Et ...
Mars préside aux travaux de la jeune saison ; A peine l’aube errante au bord de l’horizon Teinte de pâle argent la mare solitaire, Le laboureur, fidèle ouvrier de la terre, Penché sur la charrue, ...
En ramassant un fruit dans l’herbe qu’elle fouille, Chloris vient d’entrevoir la petite grenouille Qui, peureuse, et craignant justement pour son sort, Dans l’ombre se détend soudain comme un ...
Le troupeau maigre épars aux roches du rivage Broute le noir genièvre et la menthe sauvage... Au large la mer luit comme un métal ardent. Soudain le bouc lascif se dresse et, titubant, Sur la ...
Il se méfie du voisinage de l’homme, et cependant il se place toujours à la vue de son habitation et à la portée de son ouie. Il chante alors un drame inconnu qui a son exorde, son exposition, ses ...
Eh bien ! jeunes rivaux, que la lutte commence ; Oui, chantez tour à tour. VIRGILE, Églog., trad. de Firmin Didot. La pièce suivante fait allusion aux Epîtres que se sont adressées MM. de ...
When short and scant the sun-beam throws Upon the weary waste of snows A cold and profitless regard. WALTER SCOTT. Ce morne désert de neiges, où le soleil passager laisse tomber à regret un froid ...
Era la donzella ornata dî sembianze mirabili, di leggiadro conlegno, di voce molle, d’insinuante loquela. A. VERRI. La jeune fille était parée d’une merveilleuse beauté, d’un gracieux maintien, ...
Hélas ! que le souvenir en est pénible encore ! L’éclair luit, le tonnerre gronde ! Le voile d’une nuit profonde S’étend sur la face des cieux. D’où vient qu’en mon âme oppressée S’agite l’image ...
Il faut aimer les arts pour les plaisirs qu’ils donnent, non pour la gloire qu’ils promettent. Madame BEAUFORT D’HAUTPOUL. Qui ! moi, moi l’envier, la chercher ou l’attendre ? Moi, d’un immense ...
Dans ma prière du matin Il est un grand et beau jardin ; Une haie d'aubépines blanches, Autour d'un tremblement de branches. Une petite porte d'or, Toute close sur le dehors. Une chanson de voix ...
Comme elle chante Dans ma voix, L'âme longtemps murmurante Des fontaines et des bois ! Air limpide du paradis, Avec tes grappes de rubis, Avec tes gerbes de lumière, Avec tes roses et tes fruits ; ...
Ah ! combien d'heures blondes Contient la grappe d'or De ce matin du monde Où ma lumière dort. Elles sont éternelles. Dans mon joyeux été, La plus brève d'entre elles Vaut une éternité. ...
C'est le premier matin du monde. Comme une fleur confuse exhalée de la nuit, Au souffle nouveau qui se lève des ondes, Un jardin bleu s'épanouit. Tout s'y confond encore et tout s'y mêle, Frissons ...
Cachée en ce beau lit de branches et de feuilles, Sur cet autel de mousse où j'ai versé des roses, De la myrrhe et du miel, Tendrement je te porte, et doucement te pose, Ô fille morte De l'éternel ...
Comme une branche d'aubépine Dans la fontaine des scintillements Elle est tombée dans mes pensées, Cette parole qu'en tressaillant Sa bouche divine A prononcée, Et qu'à mon tour je te redis. Comme ...
La voix qui sous les feuilles profondes chantait là, Cette nuit, qu'une inquiète et tendre âme exhala, Voilant de son sourire sa frêle grâce atteinte, S'en est allée avec cette âme qui s'est ...
Nous voici. Dans le ciel naît l'aurore nouvelle, La mort s'efface, Enfant, et le malheur n'est plus, A travers les airs bleus, de l'éclair de nos ailes, En foule auprès de toi nous voici revenus. ...
De ces terrasses où, le soir, il flotte encor Sur la terre assombrie un dernier voile d'or, Nous regardons, tous deux, longuement, en silence, Le monde qui s'efface et l'azur qui s'endort. Il se ...
Comme Dieu rayonne aujourd'hui, Comme il exulte, comme il fleurit, Parmi ces roses et ces fruits ! Comme il murmure en cette fontaine ! Ah ! comme il chante en ces oiseaux... Qu'elle est suave son ...
De mon mystérieux voyage Je ne t'ai gardé qu'une image, Et qu'une chanson, les voici : Je ne t'apporte pas de roses, Car je n'ai pas touché aux choses, Elles aiment à vivre aussi. Mais pour toi, ...
Sur la petite place, au lever de l’aurore, Le marché rit joyeux, bruyant, multicolore, Pêle-mêle étalant sur ses tréteaux boiteux Ses fromages, ses fruits, son miel, ses paniers d’œufs, Et, sur la ...
Le cortège léger glisse aux plaines liquides ; Une rose lueur teinte le flot changeant ; C’est la jeune Amphitrite, en sa conque d’argent, Qui passe sur la mer avec ses Néréides. L’archipel a ...
Accoudés sur la table et déjà noyés d’ombre, Du haut de la terrasse à pic sur la mer sombre, Les amants, écoutant l’éternelle rumeur, Se taisent, recueillis devant le soir qui meurt. Alcis songe, ...
Bathylle, dans la cour où glousse la volaille, Sur l'écuelle penché, souffle dans une paille ; L'eau savonneuse mousse et bouillonne à grand bruit, Et déborde. L'enfant qui s'épuise sans fruit ...
Axilis, allongé sur l'herbe de la rive, Suit d'un œil nonchalant le clair ruisseau d'eau vive Qui court, léger d'aurore, au milieu des prés verts. Le bois s'éveille à peine, et les champs sont ...
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